Comment ça marche un REER ?

Un REER, ou Régime Enregistré d’Épargne-Retraite, est un compte d’épargne à avantages fiscaux conçu pour aider les individus à épargner en vue de leur retraite au Canada. Voici les principes de base :

  1. Contributions : Les Canadiens peuvent cotiser à leur REER jusqu’à un certain montant chaque année, basé sur leur revenu gagné de l’année précédente, avec une limite maximale fixée par le gouvernement. Les contributions réduisent le revenu imposable, ce qui signifie que les individus paient moins d’impôts dans l’année de la contribution.
  2. Croissance à l’abri de l’impôt : Les investissements dans un REER croissent à l’abri de l’impôt tant qu’ils restent dans le plan. Cela signifie que les intérêts, dividendes et gains en capital peuvent s’accumuler sans être immédiatement imposés.
  3. Retrait : Les fonds peuvent être retirés du REER à tout moment, mais ils sont alors ajoutés au revenu imposable de l’année du retrait. À la retraite, lorsque le revenu et probablement le taux d’imposition sont plus bas, retirer de l’argent du REER peut être plus avantageux fiscalement. À 71 ans, le REER doit être converti en un fonds produisant un revenu de retraite, comme un FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite) ou une annuité.
  4. Planification et stratégie : Les gens utilisent souvent des REER pour réduire leur fardeau fiscal immédiat et pour s’assurer une source de revenu à la retraite. La planification des contributions et des retraits doit tenir compte des circonstances personnelles, des objectifs de retraite et des prévisions fiscales.

En résumé, un REER est un outil de planification de retraite flexible qui offre des avantages fiscaux significatifs, encourage l’épargne à long terme et permet une croissance à l’abri de l’impôt. Il est important de consulter un conseiller financier ou fiscal pour élaborer une stratégie de REER adaptée à vos objectifs personnels et à votre situation financière.

Qui peut avoir un REER ?

Au Canada, la plupart des individus qui gagnent un revenu et remplissent certaines conditions sont éligibles à ouvrir et à contribuer à un REER. Voici les critères d’éligibilité :

  1. Revenu gagné : Pour cotiser à un REER, vous devez avoir un revenu gagné. Cela inclut les revenus d’emploi, les revenus d’entreprise, certains types de revenus de location, et d’autres sources de revenus admissibles. Le revenu gagné détermine vos droits de cotisation annuels.
  2. Limite d’âge : Vous pouvez cotiser à un REER jusqu’à la fin de l’année où vous atteignez 71 ans. À ce moment-là, vous devez fermer votre REER et transférer vos économies soit dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), soit acheter une annuité, ou retirer les fonds en totalité.
  3. Numéro d’assurance sociale (NAS) : Vous devez avoir un NAS valide pour ouvrir un REER. C’est une condition nécessaire car le gouvernement suit vos contributions et vos droits de cotisation en fonction de votre numéro d’assurance sociale.
  4. Résidence fiscale : Habituellement, vous devez être un résident du Canada pour cotiser à un REER. Cependant, certains résidents non-permanents peuvent également être éligibles à cotiser, en fonction de leur situation fiscale et de leurs liens avec le Canada.

Il est important de noter que même si vous n’avez pas d’impôt à payer et que vous pensez donc ne pas bénéficier de la déduction fiscale immédiate, contribuer à un REER peut toujours être avantageux. Vous pouvez reporter la déduction fiscale à des années futures où vous pourriez avoir un revenu plus élevé et donc économiser plus d’impôts. De plus, vos investissements continueront de croître à l’abri de l’impôt jusqu’à ce que vous les retiriez.

Les droits de cotisation non utilisés d’une année sont reportés indéfiniment, ce qui signifie que si vous n’avez pas contribué au maximum dans le passé, vous pouvez rattraper ces contributions dans les années futures. Il est recommandé de consulter un conseiller financier ou fiscal pour comprendre pleinement vos droits et stratégies de cotisation à un REER.
Pourquoi faire un REER ?


Pourquoi faire un REER ?

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles un individu pourrait choisir de contribuer à un REER (Régime Enregistré d’Épargne-Retraite) au Canada. Voici les principaux avantages :

  1. Économies d’impôts immédiates : Les contributions à un REER sont déductibles du revenu, ce qui signifie que vous pouvez réduire le montant de revenu imposable dans l’année de la contribution. Cela peut entraîner des économies d’impôts substantielles immédiates, en particulier si vous vous trouvez dans une tranche d’imposition élevée.
  2. Croissance à l’abri de l’impôt : L’argent investi dans un REER croît à l’abri de l’impôt jusqu’au moment du retrait. Cela signifie que tous les intérêts, dividendes, et gains en capital accumulés à l’intérieur du REER ne sont pas soumis à l’impôt tant qu’ils ne sont pas retirés. Cette croissance à impôt différé peut considérablement augmenter votre épargne-retraite au fil du temps.
  3. Report des impôts : Lorsque vous retirez de l’argent de votre REER durant la retraite, vous êtes probablement dans une tranche d’imposition inférieure comparée à vos années de travail, étant donné que votre revenu est généralement plus bas à la retraite. Ainsi, l’impôt payé sur les retraits peut être inférieur à celui que vous auriez payé sur vos revenus de travail, réalisant ainsi des économies d’impôts à long terme.
  4. Planification de la retraite : Le REER est spécifiquement conçu pour l’épargne-retraite. Contribuer régulièrement peut vous aider à bâtir un nid d’œuf substantiel pour maintenir votre niveau de vie à la retraite.
  5. Flexibilité : Bien que le REER soit principalement destiné à l’épargne-retraite, il offre une certaine flexibilité. Par exemple, le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet de retirer temporairement des fonds de votre REER pour l’achat de votre première maison sans payer d’impôt immédiatement, tant que l’argent est remboursé dans un délai spécifié. De même, le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP) permet des retraits pour financer l’éducation ou la formation.

En résumé, un REER peut être un outil puissant pour la planification fiscale et de retraite, offrant des avantages à court terme (réductions d’impôts) et à long terme (croissance à l’abri de l’impôt et revenu de retraite). Il est important de considérer vos objectifs financiers personnels, votre situation fiscale actuelle et future, ainsi que d’autres options d’épargne et d’investissement pour décider si un REER est le bon choix pour vous. Consulter un conseiller financier peut vous aider à élaborer une stratégie de retraite qui maximise les avantages des REER et d’autres véhicules d’épargne.

Quel est la différence entre un REER et un CELI ?

Le REER (Régime Enregistré d’Épargne-Retraite) et le CELI (Compte d’Épargne Libre d’Impôt) sont deux véhicules d’épargne importants au Canada, mais ils ont des caractéristiques et des avantages fiscaux distincts. Voici les principales différences :

1. Objectif :

  • REER : Principalement destiné à l’épargne-retraite.
  • CELI : Flexible pour divers objectifs à court ou long terme, y compris l’épargne-retraite, l’achat d’une maison, ou simplement une épargne générale.

2. Contributions :

  • REER : Les contributions sont déductibles du revenu imposable, réduisant ainsi l’impôt à payer dans l’année de la contribution. Il y a une limite annuelle basée sur le revenu gagné, avec possibilité de report des droits de cotisation non utilisés.
  • CELI : Les contributions ne sont pas déductibles du revenu imposable, mais les retraits sont libres d’impôt. Il y a également une limite annuelle de contribution, mais elle n’est pas liée au revenu et les droits de cotisation non utilisés sont reportés.

3. Croissance de l’investissement :

  • REER et CELI : Les deux permettent une croissance à l’abri de l’impôt à l’intérieur du compte.

4. Retraits :

  • REER : Les retraits sont ajoutés au revenu imposable de l’année de retrait. Typiquement, les gens retirent de leur REER à la retraite, lorsque leur taux d’imposition est potentiellement plus bas.
  • CELI : Les retraits peuvent être effectués à tout moment sans impact sur le revenu imposable, et les montants retirés peuvent être recontribués dans les années futures.

5. Flexibilité des retraits :

  • REER : Moins flexible, avec des pénalités pour la plupart des retraits avant la retraite, à l’exception de certains programmes comme le Régime d’accession à la propriété (RAP) ou le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP).
  • CELI : Très flexible, permettant des retraits à tout moment pour n’importe quel objectif sans pénalité.

6. Limite d’âge :

  • REER : Vous devez convertir votre REER en un FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite) ou en annuité, ou le retirer entièrement à la fin de l’année où vous atteignez 71 ans.
  • CELI : Aucune limite d’âge pour contribuer ou détenir un CELI.

7. Impact sur les prestations gouvernementales :

  • REER : Les retraits peuvent affecter le montant des prestations gouvernementales basées sur le revenu, comme la Sécurité de la vieillesse (SV).
  • CELI : Les retraits n’affectent généralement pas les prestations basées sur le revenu.

Conclusion :

  • Choisissez un REER si vous souhaitez réduire votre revenu imposable maintenant et que vous êtes confiant que votre taux d’imposition sera plus bas à la retraite. C’est un excellent choix pour l’épargne à long terme et la planification de la retraite.
  • Choisissez un CELI pour une flexibilité maximale et l’accès à vos fonds à tout moment sans conséquences fiscales. Il convient pour l’épargne à court terme et long terme, et pour divers objectifs financiers.

Souvent, une combinaison des deux est utilisée pour optimiser les avantages fiscaux et atteindre des objectifs financiers variés. La décision dépend de votre situation personnelle, y compris votre revenu, vos objectifs financiers, et vos attentes concernant les taux d’imposition futurs. Il est souvent recommandé de consulter un conseiller financier pour déterminer la meilleure stratégie pour votre situation.